EgaliTED - Autisme
"Vous devez être le changement que vous désirez voir en ce monde." (Gandhi)
"Vous devez être le changement que vous désirez voir en ce monde." (Gandhi)
Trouver une prise en charge
ABA
Approches développementales
Scénarios sociaux
Orthophonie, PECS, MAKATON
Psychomotricité et Ergothérapie
Intégration sensorielle
Médicaments et autisme
Psychanalyse et hopital de jour
Approches biomédicales
Vaccins, cellules souches...
Bibliographie scientifique
TEACCH
Aux Etats-Unis, après la seconde guerre mondiale, les autorités de santé mentale ont privilégié une approche psychanalytique pour le traitement des personnes atteintes d’autisme. Les enfants atteints d’autisme étaient retirés à leurs parents et placés dans un cadre institutionnel.
 
Devant l’absence de preuve scientifique de la psychogenèse de l’autisme, ainsi que l’absence de résultats suite à l’utilisation de traitements psychanalytiques, Eric Schopler développa, dans le cadre de l’université de Caroline du Nord, le programme TEACCH, « Treatment and Education of Autistic and other Communication-handicapped CHildren »: Page d'accueil de la Division TEACCH


La Division TEACCH propose un accompagnement de la personne autiste tout au long de sa vie. Pour les enfants, un programme d'intervention éducative précoce est mis en place. Pour les adultes, selon leurs capacités, cela va d'une assistance à l'autonomie en milieu ordinaire, avec des prestations de "job coaching" au travail, jusqu'à la résidence en milieu protégé semi-ouvert.
 
LE PROGRAMME TEACCH D'INTERVENTION EDUCATIVE PRECOCE pour les enfants 
 
Schopler et ses collaborateurs ont réalisé que les capacités d’apprentissage des enfants atteints d’autisme étaient plus élevées dans le cadre d’un enseignement structuré, alors qu’au contraire ils tendaient à régresser et à se désorganiser dans un environnement non structuré. Dans le programme TEACCH, l’évaluation diagnostique (PEP, Psycho-Educational Profile) est convertie en un programme d’enseignement structuré écrit, adapté à chaque enfant. Lorsque l’enfant atteint l’âge scolaire, le programme est adapté à l’enseignement à l’école, et les enseignants sont inclus dans la collaboration entre les professionnels et les parents.
 
 
  On structure le temps, l’espace et les interactions sociales.
 
  • La structuration du temps consiste par exemple à établir un emploi du temps visuel de la journée/semaine, afin que la personne soit avertie de ce qui va se passer dans un avenir immédiat ou plus éloigné.
  • La structuration de l’espace consiste par exemple à établir des endroits adaptés aux actions de la vie (coin-repas, coin-travail, coin-repos). Elle permet également à la personne de repérer où telle ou telle action peut ou ne peut pas se faire (se déshabiller, manger, etc…).
  • La structuration des interactions sociales consiste par exemple à utiliser la même façon de faire chaque fois qu’on s’adresse à la personne ou qu’on requiert son attention.
  • La structure permet de réduire l’anxiété, en rendant l’environnement de la personne prévisible. La personne se trouve ainsi dans un environnement favorable aux apprentissages. Une fois la compétence acquise, on va s’attacher à généraliser son utilisation dans différentes situations de la vie courante, grâce notamment à la collaboration active entre parents et professionnels.
Avec un recul de 30 ans, il est prouvé aujourd’hui que les personnes atteintes d’autisme ayant bénéficié d’une éducation structurée sont plus autonomes, moins médicamentées et plus intégrées dans la société que celles qui en ont été privée.

 
Le principe fondateur de TEACCH est que l’autisme est un trouble biologique, qui cause des problèmes de type cognitif qui affectent le développement de la personne.
 
Les parents sont considérés comme des partenaires par les professionnels.
En effet, les observations faites par les parents à la maison, dans la vie de tous les jours, permettent aux professionnels d’adapter au mieux le programme éducatif de l’enfant. De plus, les savoirs et savoir-faire appris à l’école peuvent ainsi être généralisés au domicile de l’enfant. Les parents peuvent également influer sur les objectifs éducatifs de leur enfant qui leur semble urgent et nécessaire d’aborder. TEACCH est pionnier dans le développement d’outils permettant l’évaluation des compétences des personnes atteintes d’autisme. En effet, les outils conventionnels ne sont pas adaptés aux personnes souffrant de troubles de la communication et des interactions sociales.
TEACCH intervient tout au long de la vie de la personne atteinte d’autisme, en collaboration avec son environnement naturel (famille, école, loisirs, atelier protégé…).
LES OUTILS
Les créateurs du programme TEACCH ont mis au point une échelle diagnostique appelée C.A.R.S. ( The Childhood Autism Rating Scale). Comportant 15 items, basée sur l’observation de l’enfant, elle peut être utilisée par tout professionnel formé à son utilisation.
Mais un diagnostic d’autisme n’est pas suffisant pour proposer un programme d’intervention individualisé. Le PEP-R (Psycho-Educational Profile-Revised), en révélant le profil des compétences acquises et en émergence dans plusieurs domaines, permet la conception d’un programme spécifique à l’enfant. Le PEP-R a été étendu à la population adolescente et adulte, avec le AAPEP (Adolescent and Adult Psychoeducational Profile). Le PEP-3 est la dernière version, il sera disponible en français très prochainement.
Durant toute la vie de la personne, l’équipe qui le suit se concentre sur ses compétences émergentes, afin de travailler sur celles-ci pour les développer. Ces méthodes d’évaluation ont mis fin à l’idée faussement établie que les personnes atteintes d’autisme sont « intestables à cause de leur maladie émotionnelle » et a ouvert la porte à des évaluations diagnostiques plus objectives et une intervention plus pertinente fondée sur des données empiriques.
 
LES DOMAINES DE TEACCH
 
Le PEP-R teste les capacités des enfants atteints d’autisme dans les domaines suivants. Il permet d’identifier la zone proxymale de développement (comportements émergents), afin d’établir un programme éducatif individualisé.
1. L’imitation : L’imitation est un élément fondamental de l’apprentissage. Il faut que l’enfant comprenne le principe de l’imitation. On travaille toutes les modalités : imitation vocale, motrice, etc...
2. La perception : On cherche à pallier le déficit de traitement des sensations, essentiellement en ce qui concerne la vue et l’ouie, qui sont les voies privilégiées pour les apprentissages de type scolaires.
3. La motricité générale : C’est souvent le domaine le plus performant chez les personnes atteintes d’autisme. On remarque des atteintes au niveau de la motricité générale due à l’absence de théorie de l’esprit (problèmes d’attitudes motrices).
4. La motricité fine : elle est essentielle pour pouvoir écrire, utiliser le PECS, etc... Elle concerne tout ce qui relève de la manipulation d’un objet avec une ou deux mains.
5. La coordination œil-main : consiste à regarder ce que l’on fait et à ainsi contrôler son mouvement.
6. Les performances cognitives : il s’agit de deux domaines distincts qui sont les compétences cognitives (sériation, tri, classement,...) et le langage réceptif (compréhension de la communication, des consignes simples,...). Les compétences cognitives sont extrêmement importantes pour la relation de la personne avec son environnement.
7. Compétences verbales : tout ce qui touche au langage expressif. Chez les personnes non-verbales, il s’agit des pictos, de la langue des signes simplifiée, etc...
8. L’autonomie : il s’agit des compétences nécessaires pour vivre de façon autonome dans un environnement naturel (alimentation, propreté, hygiène, habillement, déplacements,...). On fera acquérir à l’enfant des compétences en rapport avec son âge.
9. Les aptitudes de sociabilité : elles concernent les compétences qu’il faut avoir pour s’intégrer dans un groupe, les connaissances qu’il faut avoir pour se fondre dans un groupe, avoir des comportements socialement acceptables.
10. La gestion du comportement : on parle ici de comportements automutilatoires, agressifs, destructeurs, persévérants (stéréotypies) et déficitaires (inhibition, impulsivité,...). On distingue selon la fréquence et la sévérité du comportement, s’il ne nuit pas à l’apprentissage, sa gestion sera un objectif secondaire. Par contre, s’il nuit à l’apprentissage, sa gestion deviendra un objectif prioritaire.
 
En ce qui concerne la gestion du comportement, TEACCH travaille de façon très proche de l’analyse fonctionnelle et de l’analyse comportementale appliquée (ABA).

Un autre lien qui décrit la prise en charge TEACCH


BienvenueAutisme infosPrises en chargeEcole, AVS, Inspection d'AcadémieAdministratif, MDPHQuotidien, aides, outils et liensFACEBOOK EGALITED