EgaliTED - Autisme
"Vous devez être le changement que vous désirez voir en ce monde." (Gandhi)
"Vous devez être le changement que vous désirez voir en ce monde." (Gandhi)
Trouver une prise en charge
TEACCH
ABA
Scénarios sociaux
Orthophonie, PECS, MAKATON
Psychomotricité et Ergothérapie
Intégration sensorielle
Médicaments et autisme
Psychanalyse et hopital de jour
Approches biomédicales
Vaccins, cellules souches...
Bibliographie scientifique
Approches développementales
Les approches développementales ont pour point commun de s’appuyer sur le jeu.
 
 
 
Floortime / DIR

Cette approche consiste en une stimulation par le jeu, principalement menée par la famille de l'enfant. On considère en effet que le parent est celui qui a l’implication la plus forte et celui avec lequel l’enfant a le plus de motivation à interagir.
 
 L'un des principes essentiels de l'approche est de suivre l'initiative de l'enfant, ce qui permet non seulement de stimuler sa prise d'initiative mais aussi de faire en sorte que le contexte émotionnel soit riche et que l'enfant soit donc particulièrement motivé à interagir.
 
En effet, l’approche repose entre autres sur l'idée qu'émotion et cognition sont liées et que l'enfant apprendra d'autant mieux dans des contextes émotionnels forts.
 
A partir de l'initiative de l'enfant, on cherchera à construire de manière à amener l'enfant à progresser dans l'échelle de développement. Cette échelle, définie par Stanley Greenspan, comprend 6 stades :
 
 
1 Capacité à réguler ses émotions et à faire preuve d'attention conjointe
 
2 Capacité à entrer en relation, à nouer des liens et à s'investir dans la relation
 
3 Capacité à entrer dans une communication réciproque, à dessein
 
4 Capacité à résoudre des problèmes, à utiliser des gestes dans un flux continu d'interactions et à affirmer sa personnalité
 
5 Capacité à conceptualiser des idées et à les utiliser de manière fonctionnelle
6 Capacité à construire des liens logiques entre les idées et entre les émotions
 
 
Le parent va donc s’attacher à essayer d’amener l’enfant à enchaîner, dans un flux continu d’interaction, le plus possible de boucles de communication verbale et non-verbale.
Puis il va essayer de mettre l’enfant dans des situations de résolution de problèmes où pour arriver à son but, l’enfant devra utiliser la communication pour résoudre le problème. Pour cela, l’adulte pourra utiliser entre autres des techniques de « playful obstruction » où il placera des obstacles qui amèneront l’enfant à lever les obstacles en communiquant avec l’adulte.
 
Si le Dr Greenspan recommande de mettre en pratique l’approche Floortime de manière intensive, il indique que l’approche Floortime peut aussi être un élément du programme de l’enfant. Une école à New York a même adopté un cursus regroupant ABA et Floortime :

http://imagineacademyforautism.org/curriculum.html

 
En lien avec cette approche, le Dr Greenspan a conçu une échelle d’évaluation, le FEAS (Functional Emotional Assesment Scale) :
 

http://www.icdl.com/dirFloortime/research/FunctionalEmotionalAssessmentScale.shtml

 
L'approche Floortime a fait l'objet d'une évaluation dont les résultats ont été publiés en 1997 par Stanley Greenspan et Serena Wieder : « Review of Two Hundred Cases of Children with Autistic Spectrum Disorder Receiving the DIR / Floortime Approach ».
 

http://www.icdl.com/dirFloortime/research/documents/DIRFloortimeOverviewandSummaryofSupport-NOV2010.pdf

(cf. p.3)
 
Son-Rise / 3i
Le programme Son Rise a été développé dans les années 70 par Barry Neil Kaufman et sa femme pour leur enfant autiste.
 
L’adulte joue avec l’enfant, à son domicile, dans une salle de jeu dédiée qui doit être exempte de tous stimuli risquant de provoquer une surcharge sensorielle. L’adulte suit l’initiative de l’enfant et ne doit pas hésiter à suivre l’enfant dans ses comportements d’auto-stimulation. Il répond aux initiatives de l’enfant en adoptant une réponse adaptée au niveau de développement et à l’humeur de l’enfant.
 
L'approche insiste sur le fait d’adopter une attitude positive et enthousiaste à l’égard de l’enfant, ce qui facilite les interactions, l’attention conjointe, la communication.
C’est le parent qui dirige le programme car l’on considère que personne ne peut avoir autant de dévouement et d’implication que le parent. Souvent, les parents recrutent des bénévoles pour venir jouer avec leur enfant. La stimulation se veut le plus souvent très intensive (40h par semaine) et exclut alors la scolarisation pendant la période où elle est menée. Mais l’Autism Treatment Center propose aussi des options moins intensives.
Le programme Son-Rise se veut exclusif d’autres approches telles que :
  • l’ABA dont certains principes sont perçus comme contradictoires comme le fait d’apprendre des nouveaux comportements par la répétition et grâce à des renforçateurs
  • Floortime dont le principe de « playful obstruction » est perçu par les promoteurs de Son-Rise comme contradictoire avec les principes de Son-Rise.
Une étude a été menée en 2008 par l’Université de Northwestern pour évaluer les résultats de cette approche. Elle montre une augmentation des comportements de communication sur la période testée (une semaine) : 

http://www.autismtreatmentcenter.org/contents/reviews_and_articles/northwest-university-study.php

 
Cependant, une étude d’évaluation complète reste difficile à réaliser car, comme l’indique une étude de 2006 (« The Son-Rise Program® intervention for autism - Prerequisites for evaluation» - K.R Williams), le programme est rarement appliqué de manière aussi rigoureuse que décrit dans la littérature :
 

http://aut.sagepub.com/content/10/1/86

Le « Autism Treatment Center » aux Etats-Unis a cependant fait une synthèse des études existantes dont les conclusions lui semblent de nature à confirmer la validité des principes mis en œuvre dans l’approche Son Rise :
 

http://www.autismtreatmentcenter.org/files/supportive_research.pdf


La méthode des 3i en France s’inspire fortement de cette approche, avec des règles spécifiques et plus strictes sur certains aspects tels que le caractère intensif (40h) qui est obligatoire dans la méthode des 3i, qui prône également une déscolarisation de l'enfant pendant 1 ou 2 ans.
 
D’autres approches développementales existent :
  • Le « Denver Model » développé par Sally Rogers et actuellement testé en France à Toulouse
  • L’approche RDI (Relationship Development Intervention) développée par le Dr Steven Gutstein
  • La TED (Thérapie d’Echange et de Développement) développée à Tours par les Pr Lelord et Catherine Barthélémy.


BienvenueAutisme infosPrises en chargeEcole, AVS, Inspection d'AcadémieAdministratif, MDPHQuotidien, aides, outils et liensFACEBOOK EGALITED